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centre de vol à voile de saint-florentin chéu

La construction des planeurs

Contrôle en fin de chaine


Le cahier des charges de la fabrication d'un planeur est exigeant: il doit offrir une grande rigidité pour supporter des efforts importants et rester suffisament léger pour conserver des bonnes qualités de vol. Ils sont soumis à des règles de construction très strictes. L'entretien et le suivi sont encadrés par l'administration au même titre que les avions.

Les planeurs "plastique"

Tous les planeurs construits de nos jours emploient des matériaux modernes: le plus souvent il s'agit de tissus de fibres de verres ou de carbone collées en couches successives avec de la résine. Cette technique permet d'obtenir des structures résistantes pour une faible quantité de matière, de modeler très précisemment les formes. Même le longeron des ailes qui encaisse des efforts très importants à l'emplanture de l'aile peut être construit suivant ce procédé.
Le fuselage, incluant le cockpit, est moulé en 2 demi-coques symétriques qui sont ensuite assemblées par collage. La rigité ainsi obtenue évite l'ajout de lourdes pièces de structure.
Alliées à de nouveaux profils et à un état de surface parfait, ces techniques ont permis d'amener la finesse des planeurs courants à 40 et celle des planeurs de performance à 60.

Pour augmenter les performances sans augmenter le poids de la structure, des réservoirs d'eau appelés ballast sont placés dans les ailes comme les réservoirs de kérosène des avions. Remplis avant le départ, il permettent au planeur d'atteindre des vitesses plus importantes. Le taux de chute étant aussi augmenté, ils sont vidés en vol par le pilote si les conditions atmosphèriques se dégradent et exigent un meilleure aptitude au plané.
Sur les images ci-contre, le biplace Alliance 34 pèse 330kg pour une charge utile de 210kg (2 passagers). Le monoplace Pégase pèse 250kg et offre une charge utile de 200kg, ses ballasts peuvent contenir 150 litres.

Les planeurs "bois et toile"

On les appelle ainsi car la structure est constituée de pièces de bois assemblées par collage et recouverte de toile. En fait, un treillis de tubes d'acier soudés constitue souvent la structure du fuselage alors que celle des ailes reste en bois, éventuellement renforcée par des plaques d'acier à l'extémité du longeron.
Ces structures sont recouvertes de toile tendue, collée et peinte. La solidité, la longévité et la simplicité d'entretien sont très adapté à l'usage en club.
Le galerie de photos accessible ci-dessous montre le détail de ces structures.

La finesse moyenne de ces machines varie de 25 à 35. De nombreux planeurs de ce type sont encore en service aujourd'hui pour l'école de début. En effet, leur pilotage réclame moins de précision que celui des planeurs de meilleure finesse. Ils volent moins vite et certaines phases du vol sont ainsi facilitées.
L'ASK13 représenté ci-contre est un biplace d'école sain et robuste.Il offre l'avantage d'être treillable et d'être accompagné par le KA8, un équivalent monoplace utilisé par les jeunes pilotes pour leur début de progression en solo.

Les planeurs métalliques

Ils sont beaucoup plus rares, mais on a aussi fabriqué des planeurs totalement métalliques en aluminium assemblés par rivetage. Des Blanik L13 et L23 sont encore en service dans de nombreux pays et sont réputés pour leur solidité. Ils sont utilisés pour l'école et la voltige.
Le procédé de construction rend les réparations plus délicates et le coût de fabrication plus élevé.
Le Blanik L13, un biplace, est équipé de volets et pèse seulement 240kg pour une charge utile de 170kg. Sa finesse est de 28.
Le Blanik L23 est plus récent et plus robuste. Il pèse 300kg pour une charge utile de 200kg. Sa finesse est 32 avec des ailes de 18m.